Marc-André Lussier, le critique cinéma et blogueur ciné de Cyberpresse, s’interroge sur le nombre de films de super-héros. Avec la sortie de Watchmen le 6 mars, ça fait chic de se pencher sur la question. Et ça doit bien sûr illuminer les regards de ses lecteurs vivant dans le Mile-End ou le “mythique” Plateau!
J’aime bien le début de son texte. C’est comme un signal qu’il donne à la faune «je regarde seulement des films slovaques» de Montréal :
«J’ai vu Watchmen hier. En entier. Pendant 162 minutes. Ciel»
Ensuite, il s’interroge sur la pertinence de produire de tels films et conclut par deux paragraphes de moqueries (le mot est faible. Il suffit de lire les derniers paragraphes de sa chronique pour comprendre) sur sa collègue Sonia Sarfati qui a relu Watchmen avant de se taper le film…
Le tout est bien sûr suivi de quelques commentaires d’internautes qui aiment étaler leur grande culture et dénoncent ces «navets». Heureusement, plusieurs geeks sont montés au créneau pour faire valoir le point de vue de notre communauté
Personnellement, j’ai attendu deux jours avant de réagir, histoire de ne pas écrire de propos disgracieux que j’aurais regretté par la suite.
Monsieur Lussier a droit à son opinion. Or, l’affirmer avec un tel mépris envers les admirateurs du cinéma de genre, cela relève d’une insolence que je ne peux passer sous silence. Cela me rappelle certains critiques du Voir qui plantaient un film non seulement pour le simple plaisir, mais aussi pour démontrer qu’ils adorent le cinéma dit «sérieux».
Cela dit, je n’ai rien contre le cinéma de répertoire.
Je suis désolé pour ceux qui ont grandi trop vite dans leur tête au point de se prendre au sérieux dans leur snobisme intellectuel le plus crasse, mais il y a des gens qui aiment encore s’évader dans le cinéma de genre, les bandes dessinées, les fanzines, les ouvrages de sf, d’horreur et de fantastique, les mangas, les animes, les figurines, les costumes, etc.
«Get a life» direz-vous? On l’a, notre vie et nous l’aimons ainsi.
Et après, on se demande pourquoi nous les trouvons si condescendants, les bien-pensants du Mile-End et du Plateau…
Patrice Saucier