Top 10 de l’horreur québécois : un décompte qui n’a aucune valeur aux yeux de Marc Cassivi… et c’est tant mieux!
Au départ, je voulais me concentrer sur le cinéma d’horreur québécois. On en fait du bon, d’ailleurs! Allez voir les courts métrages au festival SPASM, allez voir le travail de Éric Tessier, Robin Aubert et Érik Canuel. Or, voilà que j’ai aussi reçu des suggestions de livres, ce qui, pour ma part, est très intéressant. C’est vrai, nous regorgeons (quel mot horrible!) d’écrivains qui versent très bien dans l’horreur. Et là je ne parle pas des autobiographies d’anciens participants de Loft Story ou de Julie Couillard. Non, je parle de Patrick Senécal, de Natasha Beaulieu, d’Édouard H. Bond, de Stéphane Dompierre (pardon si j’en oublie).
10. Karmina de Gabriel Pelletier Pour être bien honnête, c’est Karmina qui m’a ouvert les portes de l’horreur québécois, un peu comme Tchaïkovski m’a ouvert celles de la musique classique. Vous voyez un peu le genre, alors… Malgré le jeu plus ou moins convaincant de Robert Brouillette en musicien techno, le reste du film est assez divertissant, avec une Isabelle Cyr superbe en vampire. Je n’ai pas trouvé d’extraits sur le Web. Désolé!
9. Bagman du collectif Roadkill Superstar Saviez-vous que ce petit film indépendant a été traduit en allemand? Que Bagman s’est même battu contre Darth Vader dans une pub du Vidéo Beaubien? En tout cas, ne prononcez jamais son nom. Un bon petit film gore!
8. Saints-Martyrs-des-damnés de Robin Aubert Un journaliste (François Chénier) enquête sur un petit village où tout le monde disparaît. «Ici, c’est un petit village paisible, monsieur. Les gens aiment ça d’même»… Réalisé par un fou d’horreur, Robin Aubert, en 2005. Cela nous fait oublier rapidement «le cat» Charest…
7.La trilogie Les Cités intérieures de Natasha Beaulieu Après avoir lu L’Ange écarlate, premier tome de la trilogie des Cités intérieures, je me suis dit que cette histoire de ville «interne», cette mystérieuse Kagueshna, de même que cette violence noire, la beauté cruelle de l’ange écarlate et la vie déréglée de Jimmy Novak seraient de bons éléments pour une série télé. Ça changerait de Virginie, mettons! On a hâte à ton nouveau roman, Natasha! Un extrait de L’Ange écarlate à lire ici.
6. L’invasion des sacs à marde de l’espace de David Charbonneau
Oui, c’est un titre de film. Un policier en prison pour double meurtre au second degré (et quels meurtres!) se fait recruter par une organisation secrète afin d’exterminer des extraterrestres qui veulent nous… euh… nous… exterminer finalement. Cet ex-flic aura pour partenaire un drôle de gothique qui assiste à des soirées «mondaines» fétichistes. De la sci-fi horreur où le sang gicle bleu et vert!
5. Cul-de-$ac de Jean-Mathieu Bérubé et Carlo Harrieta
«C’est des câlices de ninjas» : une future phrase culte? Une chose est sûre, Cul-de-$ac propose de l’horreur ninja à son meilleur. Un film de Jean-Mathieu Bérubé et Carlo Harrieta, avec Serge «Faut vraiment être suicidaire hein?» Laprade qui, si je ne m’abuse, tâte de l’horreur pour la première fois (tâte de l’horreur… Hé cibole que j’ai besoin d’un café, moi).
4. Cadavres d’Erik Canuel, d’après le livre de François Barcelo
Il y a d’abord eu le livre de François Barcelo. Ensuite, le film est sorti de la cave… Ce genre de «Love Story» complètement tordu, le jeu de Julie Le Breton, wow! Sauf que j’ai un peu déchanté en voyant Christian Bégin dans la distribution. Pauvre buveur de vino en scooter, il va sans doute s’imaginer qu’on lui en veut d’être snobinard.
3. Maudits! D’Édouard H. Bond
J’ai lu ce livre en deux jours. Bon, il fait un peu plus de 100 pages, mais c’est de l’horreur très bien fignolé. Dans le bout de Lanaudière, des jeunes sur leur 36 reviennent de leur bal de finissants en limousine. Soudain, une crevaison… Un après l’autre, ils se feront zigouiller (le mot est faible) par une sorte de fou qui terrorise une route secondaire… J’attends impatiemment qu’on en fasse un film. Jarrett Mann, ça t’intéresse? Erik Canuel, ça t’intéresse? Quiconque, ça vous intéresse ?
2. Morlante de Stéphane Dompierre Une histoire de pirates comme on les aime… Avec du sang, du sang, du sang et surtout, pas de pitié. Morlante est un écrivain pirate (drôle de formule de ma part, pardon François) qui vend ses services à quiconque veut bien de lui. Quand il attaque, c’est à coup de machettes. Il y en a même qui sont attaché sur lui. Les têtes roulent, le sang gicle, le fun est pris! Comme Morlante l’a dit lui-même : «On ne marque pas son époque en écrivant des livres, mais en tranchant des gorges.» Bien dit!
1. Sur le Seuil de Patrick Senécal – livre et film
Un livre d’horreur ne m’a jamais dérangé… sauf celui-ci. Paraît-il que ça arrive souvent avec les livres de Patrick Senécal. Jusqu’où peut-on tolérer des scènes d’horreur? Dans le cas de Sur le seuil, c’est cette «naissance forcée» au sein d’une obscure secte, disciples glauques de l’abée Pivot, qui m’a complètement fait perdre mes moyens. Et pourtant, c’est ce que j’admire chez un auteur d’horreur : réussir à dérouter le lecteur… Jusqu’où est-ce trop loin? Je sens que je vais vivre la même frustration avec 5150, rue des Ormes, que je lis présentement (en passant, à cause de Senécal, je ne veux plus jouer aux échecs avec les pièces noires, calvince!)
Mentions très honorables :Le protocole Reston de Mathieu Fortin (que je suis en train de lire, ma critique en novembre), La Peau blanche de Joël Champetier, la collection Coups de tête, dirigée par Michel Vézina, les maisons d’édition Six Brumes et Alire, la contribution de SPASM. Keep up the creepy good work, guys!
Nous entamons la dernière ligne droite vers la fête d’Halloween (ou Samhain pour les Wiccans et les néo-païens) avec nos top 10. Tout d’abord un gros merci aux internautes qui ont donné leurs suggestions : Astroboy, Derick D., Brazil_boy, Jean-François Tremblay, Olivier, Frédéric Raymond, Jeff-TVQC mathieu, Ed, FreakyDoll, ma cousine Amélie qui pourrait lancer un fan-club des Lost Boys au Québec, ma coblogueuse Gabrielle Scott et les gens du Web de Ztélé.
Commençons dès maintenant !
Le top 10 des vampires les plus crédibles au grand écran
Que ce soit au cinéma, à la télé ou dans les livres, les vampires sont partout. Grâce à John Polidori, Sheridan Le Fanu, Bram Stoker et la belle société victorienne pour l’engouement. Grâce aussi à tous ceux et celles qui ont entretenu le genre, qui l’ont exploré, bonifié et approfondi, de Gustave Le Rouge à Joss Whedon, en passant par Anne Rice, Shelley Armstrong, Whitley Strieber, Charlaine Harris et bien d’autres.
Ce travail de compilation fut donc particulièrement difficile à réaliser, vous en conviendrez! J’ai l’impression que 10 positions, ce n’est pas assez pour couvrir le genre vampirique dans son ensemble (livres, films, télé). Ainsi, je me concentrerai uniquement sur le cinéma pour cette fois-ci. Plus tard dans la saison, je me pencherai sur les vampires «littéraires» et les vampires «télévisuels». Les vampires «animés»? Pourquoi pas! En espérant que vous ne serez pas trop déçus!
10. Bela Lugosi – Dracula (1931)
Cette dixième position est plutôt un hommage à cet acteur hongrois qui a vraiment popularisé au grand écran l’image classique du vampire, avec le port du smoking, la grande cape, l’accent européen de l’Est, etc. On ne peut passer à côté, tout simplement.
9. Thomas Ian Griffith – John Carpenter’s Vampires (1998)
Les Vampires n’ont pas de sentiments (comme dans ce film qui fait fureur ces temps-ci), n’ont pas peur des croix, ne se transforment pas en chauve-souris, n’en ont rien à foutre du soleil et de l’ail, etc. Ce n’est pas moi qui le prétends, c’est Jack Crow, chasseur de vampires professionnel. Dans ce film de John Carpenter, il doit trouver le maître des vampires, Jan Valek. Ce personnage intrigant et pas tuable est interprété par Thomas Ian Griffith.
8. Kirsten Dunst – Entretien avec un vampire (1994)
Dans Entretien avec un vampire, Kirsten Dunst joue le rôle de Claudia, l’enfant-vampire révoltée et révoltante, sale chipie aux canines pointues qui ne comprend pas trop son pouvoir, incapable de faire la différence entre le Bien et le Mal (elle est trop jeune pour cela!), jalouse d’Armand, remplie de haine envers Lestat parce qu’elle restera éternellement une enfant, etc. Bref, tout un rôle de composition, mais qu’elle remplit avec brio. En fait, elle sauve presque le film, miné, selon moi, par la présence de Tom Cruise. Mais ça, c’est mon opinion.
7. Kiefer Sutherland et Jason Patric - The Lost Boys (1987)
Tout oppose David et Michael. Leur scène de combat dans le long métrage The Lost Boys est assez révélatrice, merci ! The Lost Boys, c’est mon adolescence. C’est mon Twilight à moi. Sauf que ce n’était pas fleur bleue!
6. Willem Dafoe - Shadow of the Vampire (2000)
Un tournage de Nosferatu qui tourne mal alors que celui qui l’incarne, Max Schreck, semble un véritable vampire… L’est-il vraiment? Les acteurs Willem Dafoe (Nosferatu) et F.W Murnau (John Malkovitch) sont fous à lier dans cette production d’Edmund Elias Merhige, un réalisateur assez connu dans les milieux marginaux.
5. Max Schreck et F.W Murnau – Nosferatu (1922)
Nosferatu, l’original. Chef-d’œuvre du cinéma expressionniste allemand. Une inspiration pour tout ce qui se rattache à la culture gothique, dark new wave, alternative, avec ses prises d’images, ses jeux d’ombres, etc. Et puisque c’est un film muet, mentionnons aussi les expressions dans le regard des comédiens.
4. Catherine Deneuve – The Hunger (1983) The Hunger n’est pas un film de vampires ordinaire. Parmi les gothiques, ce long métrage de Tony Scott, adapté du livre de Whitley Strteiber, est considéré comme une œuvre culte. En raison de la chanson Bela Lugosi’s Dead de Bauhaus dans le générique? Sûrement. Mis à part cela, The Hunger nous entraîne dans la psychologie des vampires, dans leurs doutes, leurs pulsions, etc. Et Catherine Deneuve dans tout ça? Elle incarne une Lady Miriam ma foi très cruelle et très crédible.
3. Gary Oldman – Bram Stoker’s Dracula (1992)
Gary Oldman m’a aidé, si l’on peut dire, à prendre les films de vampires un peu plus au sérieux. C’est un acteur de grand talent qui m’a rapidement fait rapidement oublier le Dracula de Bela Legosi. Voilà le genre de vampire presque parfait : gothique, tourmenté, intriguant, diabolique, effrayant, romantique sans être «mon amour sur la plage à mourir»…
2. Salma Hayek – From Dusk Till Dawn (1996)
Salma Hayek, un vampire? Dans la peau de Santanico Pandemonium, la danseuse exotique du bar Titty Twisters, un «commerce» perdu au milieu du Mexique, elle est tout à fait méconnaissable!
1. Danny Huston - 30 Days of Night (2007)
Adapté de la bande dessinée du même nom, 30 Days of Night transporte l’art vampirique vers de nouveaux confins d’horreur. Dans un village perdu au nord de l’Alaska, dans lequel on vit chaque année la fameuse nuit polaire où le soleil disparaît pendant un mois… Quoi de mieux que de planter des vampires dans ce décor lugubre et glacial! Quoi de mieux que de montrer leur côté animal et instinct primaire de la sorte! Et quoi de mieux que d’avoir donné à Danny Huston le rôle de Marlow!!!
Mentions honorables : à Stephen Geoffreys (Evil Ed) dans Fright Night, Eddie Murphy (Maximilian) dans Vampires in Brooklyn et Klaus Kinski dans Nosferatu The Vampyre.
Ces temps-ci, la mode est au remake. On reprend des classiques d’horreur ou de science-fiction parce qu’on est désormais vachement balèze côté effets spéciaux, n’est-ce pas? Certains sont enchantés, d’autres crient au sacrilège. Qu’en est-il de nous ? Bof! Amusons-nous quand même à imaginer quels films ou séries mériteraient un gros remake.
10 – Ixe-13
«Il était une fois au Québec, je me souviens, je me souviens, je me souviens…» Pourquoi Ixe-13 ? Parce que c’est Québécois. Il y a de l’espionnage. Et il y a Louise Forestier parce que… Par contre, il y a les Cyniques. Et ça, c’est pas touche… pour une certaine génération! Imaginé par l’auteur Pierre Saurel, Ixe-13 est sans doute l’une des premières incursions dans le roman de genre au Québec.
9 – Space 1999 L’idée de départ est bonne : une base lunaire, une explosion nucléaire et la Lune qui quitte son orbite. C’est juste que… par exemple, les changements de costume entre deux saisons, l’arrivée de nouveaux personnages humains, le mobilier années 70 qui ressemble à celui de ma tante à Duvernay, etc. Space 1999, tu mérites un remake, avec une Maya plus sexy. Peut-être un rôle à la mesure de Megan Fox?
8 – Critters
C’est toujours la même chose. Une petite ville tranquille aux États est aux prises avec des extraterrestres rapaces qui ont faim. Un sportif en pick-up, des belles filles qui ont peur et un petit nerd qui va les protéger. En prime, deux guerriers venant de l’espace qui recrutent le plus paumé du village pour les suivre ?!! Critters, t’es un classique, mais j’imagine un remake!
7 – Attack of the 50 feet woman Godzilla et King Kong ont subi une cure de jouvence. Maintenant, ça pourrait être au tour de la femme de 50 pieds? Un rôle parfait pour Megan Fox, vous ne trouvez pas? Personnellement, les films de série Z sont des intouchables. Mais on peut toujours rêver…
6 – Rodan
Une bête préhistorique qui vole plus vite que des avions supersoniques, qui résiste à des tirs d’obus de tanks japonais (ils n’étaient pas supposés avoir d’armée, les Japonais, dans les années 50?), des gens qui courent partout, en panique, et tout le reste…
5- Sleepaway Camp
Un film d’horreur décent… avec une fin tout à fait inattendue! Alors qu’on retape Friday the 13th, A Nightmare on Elm Street, Amityville et autres classiques, Sleepaway Camp, lui, a été oublié… Pourquoi? Je l’ignore. Un petit classique qui pourrait avoir une version 2010 ou 2011 ou 2012….
4-The Swamp Thing
Ce film date de 1982. C’était avant qu’Alan Moore écrive de nouvelles histoires sur le sujet. Alan Moore… J’ai comme l’impression que nous sommes prêts pour un petit reboot! Adrienne Barbeau est irremplaçable en femme fatale. Louis Jourdan n’a pas son pareil lorsque vient le temps de jouer les méchants. Néanmoins, avec un bon scénario…
3- The Black Hole
Une suite ou un remake? Je suis tiraillé, là. En revoyant les images, je me dis qu’un remake gâcherait le côté steampunk du film. Après tout, Hans Reinhardt est le Némo de l’Espace, pas vrai?
2 – Buck Rogers
Je me dis que si V et Battlestar ont été repris, pourquoi pas Buck Rogers, un coup parti? Quand j’étais jeune, j’avais les bonhommes de la série et les vaisseaux. Je regardais ça avec mes cousins. La présence d’Erin Gray dans le rôle de Wilma Deering y était peut-être pour quelque chose! Toutefois, la série a mal vieilli. Buck Rogers, tu mérites un remake! Peut-être avec Megan Fox dans le rôle de Wilma?
1 – The Fantastic Voyage
Avec la crise de la grippe A-H1N1, on aurait tout intérêt de renvoyer un équipage d’intrépides dans le corps humain! Et avec la nanotechnologie et les nouvelles maladies, on pourrait même bonifier le scénario!
Patrice Saucier
Merci à Megan Fox pour le running gag dans le top 10