Les Top 10 d’Halloween : on veut votre avis !
9 octobre 2009

Les idées de mon vaisseau

Les Top 10 d’Halloween d’Ultra Fiction : on veut votre avis !

theringtwo_bigEn prévision de l’Halloween, ou la fête de Samain pour ceux et celles qui pratiquent le Wicca, nous allons créer une série de top 10 consacré

D’ailleurs, aussi bien vous y habituer, cette formule «top 10» sera utilisée de temps à autre et couvrira une panoplie de sujets. Par exemple, les costumes les plus «trop c’est trop» dans Star Wars ou les fins de films les plus «WTF».

Des décomptes, c’est divertissant, ça nous permet de déterrer (sans jeu de mots) de grands moments d’anthologie et des mauvais souvenirs d’émissions ou de films mal foutus que l’on croyait disparus à jamais!

Et pour cela,  nous avons besoin de votre aide! En compagnie de Gabrielle Scott, l’équipe du web de ztélé et vous, nous allons ouvrir notre tiroir de la mémoire (clin d’œil aux adeptes des Satellipopettes) et nous taper un plaisir monstre à compiler ces décomptes!

En tout, sept top 10 :

• Les 10 vampires les plus crédibles, que ce soit au cinéma, à la télé ou en littérature.
• Les 10 scènes d’horreur les plus marquantes au cinéma.
• Les 10 scènes les plus comiques dans un film d’horreur. Par exemple dans The Lawnmower Man, lorsque le flic panique en voyant le canon de son 12 se plier dans sa direction. Apeuré à l’extrême, il se tue en se tirant!
• Le top 10 de la «marde» à la télé. Parce que l’horreur se retrouve aussi dans Relevez le défi… même sans effusion de sang!
• Le top 10 de l’horreur québécois
• Le top 10 des «sous-estimés» en horreur : pourquoi il n’y a pas beaucoup de succubes?
• Le top 10 du «trop, c’est trop». Est-ce nécessaire, un Scream IV, un Saw VI, un Jason vs Alien 23?

Êtes-vous prêts? C’est le temps de brasser vos méninges!

Patrice Saucier

Luna Park (dés)astre lunaire
2 octobre 2009

Les idées de mon vaisseau : chronique d’humeur et de critique geekornorme qui est prête à payer une bière à Samuel pour l’aider à se vider le cœur, suite à sa déconfiture amoureuse…

Luna Park : (dés)astre lunaire

Laurent Chabin a l’habitude de nous transporter dans des univers difficiles à supporter. Par exemple, Speranza. Ce livre dans lequel une autre vision de Robinson Crusoé nous est proposée avait de quoi dépeigner et nous mettre à l’envers, l’estomac comme la tête.

32091Cette fois-ci, l’écrivain s’en prend à la Lune dans Luna Park, son deuxième roman publié chez Coups de tête.

Elle fait rêver, cette Lune, n’est-ce pas? On veut même y retourner pour marcher encore un peu dessus avec des drapeaux, tout en rêvant de futuristes et improbables projets de stations spatiales et tout le reste. Chabin et perçoit bien, le futur lunaire… et il n’est pas très joli! Un endroit qui rend fou, où l’on mange un semblant de similipoulet recyclé comprenant à la fois de la chair gallinacée et humaine, où la classe ouvrière est laissée dans un trou ignoble qui nous fait regretter des soirées sans musique et sous néons dans un bar local de Brèche-à-Manon.

Arrivent alors Élise et Jappy, ces deux antihéros apocalyptiques sortis de la tête de l’auteur et directeur de la collection Coups de tête Michel Vézina (pour comprendre, lire Élise).  Que viennent faire ces deux artistes hors-norme, hors la loi et hors champ sur cette face cachée de la Lune? Leurs moindres faits et gestes sont suivis par un homme qui, derrière ses nombreux écrans, est le Big Brother de l’endroit, punition «ultime» de ses patrons pour une bavure commise sur Terre…

Luna Park verse dans le sci-fi apocalypto-no future et le cyberpunk crado et brouillon. Malgré les réflexions-confessions un peu trop longues de notre Big Brother en chef sur l’astre lunaire, Luna Park demeure un bon roman de science-fiction. À lire sans doute en pensant à Guy Laliberté qui vit son trip spatial à bord de l’ISS, une expérience beaucoup plus planante que celle d’Élise et Jappy…

Cote Ultra Fiction : 3 sur 5

 

Luna Park par Laurent Chabin

Éditions les 400 coups, collection Coups de tête

Patrice Saucier

«Maudits!» soit l’horreur!
25 septembre 2009

Les idées de mon vaisseau : la chronique d’humeur g..k par excellence qui trouve que Céline Dion a beaucoup de rides, si l’on se fie à son annonce de St-Hubert

Parlant d’horreur…

Lire Maudits! dans le Métro a quelque chose de gênant, et ce, en raison de certains détails croustillants contenus dans le livre et dont les usagers pourraient lire comme ça, derrière notre dos.

n121525963407_72741Parce que lire Maudits! est un plaisir coupable, comme celui d’un kid qui regarderait pour la toute première fois un Friday the 13th ou un Sleepaway Camp sans la présence d’un adulte.

Si les États-Unis ont leur Jason ou leur Mike Myers, nous avons désormais notre Sergio, un désaxé qui, armé d’une machette et d’un harpon, terrorise la route 343 entre Joliette et Saint-Côme. Un balafré, crotté, «passionné» de harpons et de machettes.

Remercions chaleureusement l’écrivain Édouard H. Bond pour avoir mis au monde cet immonde personnage qu’est Sergio, qui roule dans un vieux Econoline en ruine et dont la plaque d’immatriculation est KIL 666… Cet homme, puisqu’il faut le considérer ainsi, va gâcher l’après-bal d’une bande de diplômés du secondaire.

Sur le coup, disons que ça sent un peu le cliché. Adolescents + boissons alcoolisées + « n’allez pas sur la 323 car elle est maudite » + le coup de la crevaison + psychopathe = généralement des scénarios classiques de films d’horreur.

Sauf que je ne peux épingler ça à l’œuvre de Bond. C’est seulement une impression qui dure une quarantaine de pages, pas plus. Parce que Bond, malgré les clichés, apporte du contenu à ses personnages, à ses ados attardés qui, contrairement aux ados dans les Friday the 13th, ont un vécu, des tourments, une nonchalance crasse face à la vie et ils l’assument.

Bref, ils ne sont pas parfaits. Ils sont des flasheurs, des poseurs, des mangeux d’poutine, grossiers, pas de classe et tout le reste. On est même presque content de les voir dans le trouble! Et Sergio…

À cela s’ajoute l’effet pulp qui se dégage dans le texte et les descriptions crues, de même qu’un côté documentaire qui nous défile un panthéon de tueurs en série les plus sadiques.

Un livre qui se lit d’une traite. Dans le Métro ou sur une route de campagne, sur la banquette arrière d’un gros LTD beige qui file à tout à l’allure. Peut-être vers sa perte, qui sait?

Cote Ultra Fiction : 3/5

Maudits! Par Édouard H. Bond
141 pages, Éditions Les 400 coups, collection Coups de tête

Patrice Saucier

P.S. : L’univers littéraire québécois regorge d’écrivains low profile qui mettent au monde de grandes oeuvres, certes, mais qui brillent par leur suffisance et leur côté «café au lait» (ça fait plus chic que beige). Par le fait même, cet univers ne compte pas beaucoup d’écrivains à la personnalité à la fois éclatée et mystérieuse… Le talent en plus! Nelly Arcan faisait partie de cette chasse gardée d’auteurs pertinents et coup de poing, qui ne laissent personne indifférent. On a retrouvé son corps tard hier soir. Sans vie. Elle n’avait que 36 ans. RIP mademoiselle… et protégeons nos écrivains hors-norme!