Les idées de mon vaisseau : de l’humeur + du geek = de l’humeur geek
Quand les effets spéciaux «n’effet spécialisent» plus vraiment
J’ai toujours d’intéressantes conversations avec ma collègue Gabrielle Scott. Tout récemment, nous étions attablés au Soupebol, en face du vaisseau Astral (allez voir l’édifice, vous verrez de quoi je parle…), lorsque nous avons effleuré le sujet du film Astroboy, entièrement fait à l’ordinateur.
Nous sommes, elle et moi, unanimes pour dire que ce sera pénible à regarder. Tout comme elle, j’aime que mes animés soient faits à la manière «old school». J’ai donc beaucoup de difficulté à accepter l’incursion de l’informatique dans cette discipline. Remarquez, je n’ai rien contre Pixar ou des dessins animés comme Wall.E qui sont de véritables chef-d’oeuvres. Sauf que… Pour le «made in Japan», c’est old school, rien d’autre!
-C’est comme pour les effets spéciaux de Star Wars. J’ai trouvé ça tellement poche que tout ait été fait par ordinateur dans les trois premiers épisodes! Me lance-t-elle, entre deux bouchées de pad thaï.
Là, tu rejoins ma philosophie, ma chère demoiselle!
Il y a des choses que les logiciels informatiques ne seront jamais capable de recréer : l’authenticité. Le travail inlassable d’artisans qui font des maquettes, qui inventent des sons à partir de rien, qui jouent avec les lumières, qui patentent, qui tentent par toutes sortes de moyens de créer l’illusion d’être ailleurs, que ce soit dans l’Espace, sur une autre planète, un monde parallèle ou une contrée médiévale magique, méritent mon respect. Parce qu’on y croit!
Je n’ai rien contre l’informatique. Or, tout faire sur écran vert, il me semble que ça dénature. Que ça incite même à une certaine paresse. Comprenez-moi bien : l’ordi peut faciliter certaine chose, peut même devenir un complément dans la création d’effets visuels. Cependant, lorsque par exemple, on cherche à faire un Yoda par ordinateur, cela devient de l’animation. Et on finit par ne plus y croire.
C’est mon opinion. Si je fais fausse route, prière de me l’écrire calmement.
À part ça, le pad thaï était bon.
Patrice Saucier