5 à 7 sur le cinéma de genre fait au Québec
22 février 2010

critique-5150-rue-des-ormes-film-marc-andre-grondin-normand-d-amour-sonia-vachon-mylene-st-sauveur-texteDans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois, un 5 à 7 sur le cinéma de genre «made in Québec» est tenu ce soir à l’espace cocktail de la Cinémathèque québécoise.

Avec entre autres Patrick Senécal, Kim Nguyen et Pierre Even, on rendra sans doute un peu justice à ce genre cinématographique regardé parfois d’un petit peu trop haut par l’intelligentsia.

C’est gratuit. La cinémathèque québécoise est située à l’angle de la rue St-Denis et du boulevard De Maisonneuve, à Montréal.

Patrice Saucier

Merci au Sinistre blogue pour nous avoir communiqué la nouvelle sur Twitter.

Moon : le vieux satellite naturel goes psycho!
20 avril 2009

Qu’est-ce que Moon ?

1.Le nom de famille du batteur des Who

2. Une façon rigolote de montrer ses fesses à quelqu’un

3. Un film

moon-posterSi vous avez répondu, tel un rebelle, «toutes ces réponses», vous êtes un malin. Si vous avez répondu «3», vous suivez de près l’actualité cinématographique de genre (quel beau terme!).

Mettant en vedette Sam Rockwell, une icône du film indépendant, Moon raconte l’histoire de Sam Bell, un type qui travaille sur une base lunaire, propriété d’une entreprise qui pompe l’hélium du satellite.

Il a hâte d’aller retrouver sa famille sur Terre. Or, alors qu’il se prépare à quitter la lune, sa santé commence à se déteriorer. Soudain, un accident se produit. Pendant qu’il récupère, il rencontre une autre version de lui-même…

Ce film qui entremêle 2001 : A Space Odyssey, le thriller psychologique et la science-fiction, me semble très prometteur si je me fie aux extraits présentés ici. Il a été présenté pour la première fois au Festival de Sundance en janvier 2009. Bientôt, on pourra le voir à New York, au Festival Tribeca qui commence cette semaine. Si vous ne pouvez aller dans la Grosse Pomme, sachez que Moon sera distribué par Sony dès juin.

Patrice Saucier

Les idées de mon vaisseau : de l’humeur geek pour le week-end!
6 mars 2009

Marc-André Lussier, le critique cinéma et blogueur ciné de Cyberpresse, s’interroge sur le nombre de films de super-héros. Avec la sortie de Watchmen le 6 mars, ça fait chic de se pencher sur la question. Et ça doit bien sûr illuminer les regards de ses lecteurs vivant dans le Mile-End ou le “mythique” Plateau!

J’aime bien le début de son texte. C’est comme un signal qu’il donne à la faune «je regarde seulement des films slovaques» de Montréal :

«J’ai vu Watchmen hier. En entier. Pendant 162 minutes. Ciel»

Ensuite, il s’interroge sur la pertinence de produire de tels films et conclut par deux paragraphes de moqueries  (le mot est faible. Il suffit de lire les derniers paragraphes de sa chronique pour comprendre) sur sa collègue Sonia Sarfati qui a relu Watchmen avant de se taper le film…

Le tout est bien sûr suivi de quelques commentaires d’internautes qui aiment étaler leur grande culture et dénoncent ces «navets». Heureusement, plusieurs geeks sont montés au créneau pour faire valoir le point de vue de notre communauté

Personnellement, j’ai attendu deux jours avant de réagir, histoire de ne pas écrire de propos disgracieux que j’aurais regretté par la suite.

Monsieur Lussier a droit à son opinion. Or, l’affirmer avec un tel mépris envers les admirateurs du cinéma de genre, cela relève d’une insolence que je ne peux passer sous silence. Cela me rappelle certains critiques du Voir qui plantaient un film non seulement pour le simple plaisir,  mais aussi pour démontrer qu’ils adorent le cinéma dit «sérieux».

Cela dit, je n’ai rien contre le cinéma de répertoire.

Je suis désolé pour ceux qui ont grandi trop vite dans leur tête au point de se prendre au sérieux dans leur snobisme intellectuel le plus crasse, mais il y a des gens qui aiment encore s’évader dans le cinéma de genre, les bandes dessinées, les fanzines, les ouvrages de sf, d’horreur et de fantastique, les mangas, les animes, les figurines, les costumes, etc.

«Get a life» direz-vous? On l’a, notre vie et nous l’aimons ainsi.

Et après, on se demande pourquoi nous les trouvons si condescendants, les bien-pensants du Mile-End et du Plateau…

Patrice Saucier