Vitesse Lumière: Les Prix Météor
13 juin 2010

La compétition officielle de Vitesse Lumière s’est terminée sur la remise des Prix Météor, des roches peintes en doré qui récompensent les meilleurs films tels que choisis par le jury ainsi que les choix du public.

Le jury de cette année était formé de Marc Lamothe (DJ XL5), de Fantasia; du réalisateur Éric Tessier (5150 rue des Ormes), et du professeur et réalisateur Éric Bilodeau. Les voici avec Carnior, le président du festival:

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Le jury a remis cinq prix officiels, plus une mention spéciale:

  • La mention du jury: Radical, Rifle, Icon de Ramiro Bélanger. Un film introspectif qui méritait une récompense pour son “anormalité”.
  • Meilleur scénario: Curiosité Maudite de Raphaël Hébert. Mon favori de tout le week-end!
  • Plus beau délire visuel: La légende d’Atsuko, d’Igor Simonnet. Sans l’ombre d’un doute!
  • Prix d’originalité (ou de WTF?): Nelly et Lio. Sûrement pour l’orignal télépathe qui arrache la tête du méchant à coups de bois!
  • Meilleur film: Fantasme, d’Izabel Grondin. Izabel est une pro avec du vécu et du métier, et ça paraît quand on voit ses films. Fantasme était un produit très achevé, bien dirigé, impeccablement malaisant. Pas une surprise, que cette récompense!

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Du côté du public, on a remis deux prix, un pour chaque soirée de projection:

  • Pour vendredi: le très déjanté Pogo et ses amis d’Éric Filiatreault. On ne peut pas se tromper avec un clown meurtrier en plasticine et ses amis pédophiles, hein?
  • Et pour samedi: Saturation, de Sébastien Brisson. L’épouvante bien servie par la noirceur, des angles de caméra surprenants, et un style à la Blair Witch Project.

Voilà, c’est ainsi que se termine notre couverture de Vitesse Lumière. Si vous êtes à Québec ce soir, allez faire un tour au Kabaret Kino qui mettra un terme aux festivités; c’est seulement 5$, au Musée de la Civilisation, et les portes ouvrent à 20h.

– François Dominic Laramée

Vitesse Lumière: soirée d’ouverture
11 juin 2010

img_10211Jouissive, effervescente, et parfois d’une impressionnante immaturité: c’est la description la plus appropriée pour la programmation de la soirée d’hier à Vitesse Lumière. Un programme “3 pour 1″ qui a attiré une bonne foule (à vue de nez, je dirais une centaine de personnes) au très attrayant Studio P du quartier St-Roch.img_1022

En ouverture, Carnior nous accueillait à un 5à7 agrémenté de la présentation de quelques films d’animation délirants: certains étaient des choix personnels des organisateurs, d’autres avaient été exclus de la compétition officielle parce qu’ils n’étaient pas à proprement parler des films de sf/horreur/fantastique. Parmi ceux-ci, quelques hallucinantes productions en “stop motion” de Patrick Boivin, dont le combat à mort entre des figurines de Michael Jackson et de Mr Bean et une promo pour l’usage du condom:

img_1024Puis, Jarett Mann, du Festival SPASM (un allié naturel de Vitesse Lumière) est venu présenter ce que j’appellerais les “meilleurs pires moments” des cinq ans du Cabaret Trash de SPASM. Du gros n’importe quoi jouissif qui incluait notamment un clip de Phylactère Cola dans lequel deux bozos préparent des nouilles ramen dans un bol de toilettes, un vidéo “inspirant” sur un vieux bonhomme qui a trouvé le moyen de vivre avec sa couille tombante même quand elle se coince dans la tondeuse (ayoye! ayoye!), et une scène de baise torride entre deux marionnettes fabriquées avec des légumes. Voici le moins dégueu de tous ces films: Ninja Eliminator 2, de RKSS.tv:

NINJA ELIMINATOR II : Quest of the Magic Ninja Crystal from RKSS.tv on Vimeo.

img_1025Et finalement Izabel Grondin (qui est un peu la muse de Vitesse Lumière) et DJ XL5 (alias Marc Lamothe, DG de Fantasia) sont venus présenter un montage d’une vingtaine de minutes relatant l’histoire du traitement de la sexualité au cinéma québécois. Du premier “french kiss” dans Un homme et son péché à la première scène de nudité dans Valérie, en passant par une scène de fantasme psychédélique dans Mon Oncle Antoine, jusqu’à de jeunes classiques comme Cruising Bar et même un petit bout d’un film que j’ai adoré et qui est tombé dans l’oubli presque aussitôt, La vie fantôme. Les réalisateurs parlent d’un “scratch vidéo” plutôt que d’un documentaire  puisqu’il n’y a pas de commentaires; chose certaine, il s’agit d’une excellente job de recherche. (Désolé pour la photo, ils avaient le projecteur dans la face!)

Voilà pour ce compte-rendu de la première soirée. La compétition officielle commence ce soir au Musée de la Civilisation. Les portes ouvrent à 20h, la projection commence autour de 21h. Je tenterai de rester neutre dans le débat Loup-Garou vs Vampire, puisque l’un des organisateurs m’a promis un carnage du camp adverse pour ce soir… Et il refuse de révéler à l’avance dans quel camp il se retrouvera. Ouch…!

– François Dominic Laramée