10 romans de science-fiction qu’il faut lire une fois dans sa vie
18 janvier 2011

Si vous avez des proto-geeks à initier aux joies de la science-fiction, le choix des livres à leur proposer pour les convaincre de se joindre à notre confrérie peut être crucial. J’ai donc pensé vous suggérer quelques-uns de mes favoris, sans ordre particulier; n’hésitez pas à ajouter les vôtres dans les commentaires, puisqu’on n’a jamais trop de belles histoires à lire… Surtout quand il fait froid dehors et qu’on veut éviter de sortir à tout prix.

capture-de28099ecran-2011-01-18-a-084243FONDATION et THE GODS THEMSELVES, d’Isaac Asimov

Fondation, c’est la série qui a créé le concept d’un Empire galactique. Ben oui: il fallait bien que quelqu’un en parle en premier, non? ;-)

Les trois premiers tomes (Fondation, Fondation et Empire, Seconde Fondation en versions françaises) sont en fait des collections de nouvelles de longueurs variables publiées dans le magazine Astounding; les livres suivants (Fondation Foudroyée, Terre et Fondation, Prélude à Fondation, etc.) ont été écrits 30 à 40 ans plus tard et sont à la fois plus “recherchés” et un peu moins enlevants.

Quant à The Gods Themselves, le bon docteur Asimov le décrivait lui-même comme ce qu’il avait écrit de plus puissant. Une de ses rares oeuvres mettant en scène des extra-terrestres, d’une originalité exceptionnelle, et un thème central aussi saisissant qu’innovateur.

ENDER’S GAME, d’Orson Scott Card

L’humanité est aux prises avec un ennemi insectoïde implacable, et les seuls soldats dont le cerveau est assez créatif pour concevoir des techniques capables de vaincre un adversaire aussi incompréhensible sont des enfants. Le roman suit l’histoire d’une de ces “classes” de jeunes recrues à l’école du combat spatial. Dérangeant. Très, très dérangeant. Les suites (Xenocide, Speaker for the Dead, etc.) sont beaucoup moins réussies.

THE MOON IS A HARSH MISTRESS et STRANGER IN A STRANGE LAND, de Robert Heinlein

Avant que Heinlein ne devienne un archi-conservateur un peu inquiétant, il multipliait les romains à caractère social plus provocateurs les uns que les autres. Moon présente une société établie sur la Lune, dont les institutions soont incompréhensibles d’un point de vue terrien mais nécessaires dans le cadre d’une colonie sur une autre planète, qui veut obtenir son indépendance. Stranger place un “Martien” sur Terre et a été un des romans-phares de l’époque du peace and love.

EARTH, de David Brincapture-de28099ecran-2011-01-18-a-084352

Difficile de choisir mon favori parmi tous les romans de Brin, qui a été mon auteur favori pendant une bonne dizaine d’années. Celui-ci est l’un de ses (rares) livres totalement indépendants des autres, et il est d’une richesse incomparable.

CONTACT, de Carl Sagan

Une astrophysicienne capte un message envoyé par une civilisation extra-terrestre, qui explique comment fabriquer une machine quelconque - mais comme on ne sait pas trop à quoi elle servira, faut-il la construire? À ma connaissance, il s’agit de la seule oeuvre de fiction de ce grand scientifique - et pour une très rare fois, l’adaptation cinématographique du livre (avec Jodie Foster et Matthew McConaughey), bien qu’assez différente du texte original et un peu trop généreuse envers la religion à mon goût, est de presque aussi grande qualité.

1632 et 1633, d’Eric Flint

Une uchronie, c’est à dire un roman dans lequel l’Histoire a basculé à un moment donné, dans laquelle une petite ville de Virginie Occidentale de notre époque est transportée dans le temps et l’espace pour se retrouver au beau milieu de la Guerre de Trente Ans, en Allemagne. Une façon assez légère mais pleine de bons gags et de rebondissements de s’initier aux joies de l’histoire alternative, avant de passer aux choses sérieuses (mais un peu plus indigestes) comme l’oeuvre monumentale de Harry Turtledove.

1633 est moins drôle que 1632, mais plus réfléchi. Les très nombreux livres qui ont suivi ont un peu moins de charme, sauf peut-être 1634: The Galileo Affair.

capture-de28099ecran-2011-01-18-a-084304HOMINIDS, de Robert J. Sawyer

Sawyer est un auteur canadien, et la plupart de ses oeuvres (dont celle-ci) sont basées au moins en partie au Canada. Certaines références géographiques ou d’actualités vous feront sourire. Hominids est le premier volume d’une trilogie (continuée par Hybrids et Humans) dans laquelle une expérience scientifique menée dans un monde parallèle où ce sont les Néandertaliens qui ont accédé à la civilisation permet à l’un d’entre eux de visiter notre monde - en entrant dans une mine d’Ontario.

– François Dominic Laramée, qui aurait pu continuer encore très, très longtemps…

Prix Hugo 2010: les nominations annoncées
8 avril 2010

hugo_smLes organisateurs du 68e Congrès mondial de la science-fiction, Aussircon 4, ont annoncé plus tôt cette semaine les mises en nomination pour les prix Hugo, les “Oscars” de la science-fiction.

Il y a un total de 16 prix; la plupart sont destinés à des auteurs de romans et de nouvelles de science-fiction, mais quelques-uns récompensent les meilleurs films et épisodes de téléséries de genre. Voici les nominations dans trois des principales catégories:

Meilleur long métrage (”Best dramatic presentation, long form”)

  • Avatar
  • District 9
  • Star Trek
  • Moon
  • Up

Meilleur court métrage (”Best dramatic presentation, short form”)

  • L’épisode “No more good days” de Flash Forward
  • L’épisode “Epitaph 1″ de Dollhouse
  • Et pas moins de trois épisodes de Doctor Who: “The Next Doctor”, “Planet of the Dead”, “The Waters of Mars”

Meilleur roman (”Best novel”)

  • Boneshaker, de Cherie Priest
  • The City & The City, de China Miéville
  • Julian Comstock: A Story of 22nd-Century America, de Robert Charles Wilson
  • Palimpsest, de Catherynne M. Valente
  • Wake, de Robert J. Sawyer
  • The Windup Girl, de Paolo Bacigalupi

Pour lesquels voteriez-vous? Mon choix personnel s’arrêterait sur Star Trek, l’épisode de Flash Forward, et Wake.

Les prix Hugo (site officiel) ont été remis pour la première fois en 1953. Les gagnants sont déterminés par un vote des membres de la World Science Fiction Society: fans, éditeurs, auteurs, etc. (1) Il n’est pas nécessaire d’assister au congrès pour voter; on peut s’inscrire en tant que membre associé et voter en ligne jusqu’au 31 juillet.

image-11Aussicon 4 aura lieu du 2 au 6 septembre prochains, à Melbourne en Australie. Si vous avez la chance d’y aller, ne la manquez pas: il n’y a rien, pour un fan de SF, qui se compare à une Worldcon. Celle de 2009 était à Montréal, alors vous imaginez bien que j’y étais - et j’y ai même traîné le reste de l’équipe de la Revanche des NerdZ pour que nous y tournions la première émission de la saison qui se termine bientôt!

– François Dominic Laramée

(1) Les autres grands prix du domaine de la science-fiction, les Nebula sont remis par la Science Fiction Writers of America, suite à un vote des membres - qui sont des auteurs professionnels.