Les idées de mon vaisseau : chronique d’humeur et de critique geekornorme qui est prête à payer une bière à Samuel pour l’aider à se vider le cœur, suite à sa déconfiture amoureuse…
Luna Park : (dés)astre lunaire
Laurent Chabin a l’habitude de nous transporter dans des univers difficiles à supporter. Par exemple, Speranza. Ce livre dans lequel une autre vision de Robinson Crusoé nous est proposée avait de quoi dépeigner et nous mettre à l’envers, l’estomac comme la tête.
Cette fois-ci, l’écrivain s’en prend à la Lune dans Luna Park, son deuxième roman publié chez Coups de tête.
Elle fait rêver, cette Lune, n’est-ce pas? On veut même y retourner pour marcher encore un peu dessus avec des drapeaux, tout en rêvant de futuristes et improbables projets de stations spatiales et tout le reste. Chabin et perçoit bien, le futur lunaire… et il n’est pas très joli! Un endroit qui rend fou, où l’on mange un semblant de similipoulet recyclé comprenant à la fois de la chair gallinacée et humaine, où la classe ouvrière est laissée dans un trou ignoble qui nous fait regretter des soirées sans musique et sous néons dans un bar local de Brèche-à-Manon.
Arrivent alors Élise et Jappy, ces deux antihéros apocalyptiques sortis de la tête de l’auteur et directeur de la collection Coups de tête Michel Vézina (pour comprendre, lire Élise). Que viennent faire ces deux artistes hors-norme, hors la loi et hors champ sur cette face cachée de la Lune? Leurs moindres faits et gestes sont suivis par un homme qui, derrière ses nombreux écrans, est le Big Brother de l’endroit, punition «ultime» de ses patrons pour une bavure commise sur Terre…
Luna Park verse dans le sci-fi apocalypto-no future et le cyberpunk crado et brouillon. Malgré les réflexions-confessions un peu trop longues de notre Big Brother en chef sur l’astre lunaire, Luna Park demeure un bon roman de science-fiction. À lire sans doute en pensant à Guy Laliberté qui vit son trip spatial à bord de l’ISS, une expérience beaucoup plus planante que celle d’Élise et Jappy…
La science-fiction folk music n’est pas un genre récent. Au début des années 50, des fans de sci-fi ont pris la guitare pour composer des complaintes folk inspirées de thèmes spatiaux. On a appelé ce genre «filk» en raison d’une erreur de prononciation lorsqu’est venu le temps de présenter ce type de musique…
Légende? Réalité? Toujours est-il que le filk a aujourd’hui un nombre impressionnant d’adeptes! Le congrès Con*cept 2009 de cette fin de semaine leur donnera une belle visibilité avec la présence de l’un des bons «filkmen» au Canada : Phil Mills.
Ce Torontois est concepteur de logiciels dans la vie de tous les jours, et ce, depuis 30 ans. Lorsqu’il n’est pas devant un écran d’ordinateur, il agrippe sa guitare et chante, notamment sur les Hobbits. D’ailleurs, à ce sujet, il croit que Tolkien, l’auteur du Seigneur des anneaux, a eu la plus grande influence dans la littérature.
Découvrez-le en cliquant sur ce lien. Sinon, venez le voir au congrès Con*cept 2009. L’événement a lieu à l’hôtel Days de Montréal (1005, rue Guy, angle René-Lévesque), du 2 au 4 octobre.
La Place Bonaventure deviendra, les 19 et 20 septembre prochain, un haut lieu, si j’ose dire, du geekisme…
En effet, le gros bloc de béton du centre-ville accueillera le prochain Comic-Con de Montréal!
Au menu, trois invités spéciaux : Lou Ferrigno, l’interprète de l’incroyable Hulk dans la série télé des années 70 et 80, Jeremy Bulloch, acteur mieux connu parmi notre geeky world pour son rôle de Boba Fett et du capitaine Colton dans Star Wars et le Honky Tonk Man, vedette de la lutte WWF dans les années 80.
Plusieurs autres personnalités de la sphère comics et de la littérature SF seront sur place. Entre autres : Michèle Laframboise (Les vents de Tammerlan), Serge Lapointe (Batman Begins, Star Wars Tales), Kate “Red” Bradley (Hellboy Animated), Michael Golden (Doctor Strange, She-Hulk), Mark Texeira (Jonah Hex), Gabriel Morrissette (Angloman) et plusieurs autres.
Soulignons aussi la présence de la Forteresse impériale du Québec, qui appartient à la 501e légion, une cohorte internationale fictive d’amateurs de cosplay «rattachée» à l’Empire galactique (dans le sens de Star Wars, bien entendu). Et pour les amateurs de Légo, le QuéLUG sera là pour vous présenter ses plus belles maquettes.
Les passionnés de cosplay seront ravis d’apprendre qu’il y aura un concours de costume dans le cadre du Comic-Con. Que vous soyez superhéros, sci-fi ou manga, allez-y fort. Pour les participants du Dîner en blanc, SVP passez votre tour… Et si vous voyez Richard Martineau déguisé en Claymore ou en Samurai Harem, prenez des photos!!!
J’allais oublier : il va y avoir des exposants aussi! Notamment les boutiques Komico et 1 000 000 Comics de Montréal.