Un aperçu de CON*CEPT 2010
30 septembre 2010

capture-de28099ecran-2010-09-28-a-083428C’est en fin de semaine qu’aura lieu le congrès de science-fiction et de fantastique de Montréal, Con*Cept 2010. Destiné aux fans et auteurs de fiction spéculative littéraire, de téléséries et films, et de jeux de rôles, le congrès accueillera plusieurs événements spéciaux et invités de marque:

  • Des séances d’autographes et des discussions publiques avec l’auteur Tad Williams, l’actrice Nicki Clyne de Battlestar Galatica, l’artiste Lar de Souza, etc. Tad Williams, en particulier, est extraordinairement intéressant à chaque fois que je le vois en entrevue ou en discussion thématique à la télé.
  • Une soirée des meilleurs moments du Festival Vitesse Lumière, où l’on présente des courts métrages de genre depuis une dizaine d’années.
  • Des panels de discussion sur l’écriture, la musique Filk (un mélange de folk et de thèmes de science-fiction ou fantaisie), les médias sociaux, l’avenir de l’exploration spatiale, les effets spéciaux, l’origami et un tas d’autres trucs hétéroclites!
  • Un jeu-questionnaire sur Star Trek.
  • Une grande mascarade pour les amateurs de cosplay.
  • Des lectures publiques par des auteurs comme Claude Lalumière et Mark Shainblum.

Con*Cept 2010 aura lieu du 1er au 3 octobre à l’hôtel Days, 1005 rue Guy, à Montréal. Profitez-en bien! Le programme complet est ici; notez que l’événement est bilingue et que plusieurs activités auront lieu en anglais.

Un week-end à l’extérieur de la ville prévu de longue date m’empêchera malheureusement d’être sur place (je m’en mords les doigts) mais si vous n’avez jamais assisté à un congrès du genre, croyez-moi, c’est le paradis du geek!

– François Dominic Laramée

Vitesse Lumière: Les Prix Météor
13 juin 2010

La compétition officielle de Vitesse Lumière s’est terminée sur la remise des Prix Météor, des roches peintes en doré qui récompensent les meilleurs films tels que choisis par le jury ainsi que les choix du public.

Le jury de cette année était formé de Marc Lamothe (DJ XL5), de Fantasia; du réalisateur Éric Tessier (5150 rue des Ormes), et du professeur et réalisateur Éric Bilodeau. Les voici avec Carnior, le président du festival:

img_1037

Le jury a remis cinq prix officiels, plus une mention spéciale:

  • La mention du jury: Radical, Rifle, Icon de Ramiro Bélanger. Un film introspectif qui méritait une récompense pour son “anormalité”.
  • Meilleur scénario: Curiosité Maudite de Raphaël Hébert. Mon favori de tout le week-end!
  • Plus beau délire visuel: La légende d’Atsuko, d’Igor Simonnet. Sans l’ombre d’un doute!
  • Prix d’originalité (ou de WTF?): Nelly et Lio. Sûrement pour l’orignal télépathe qui arrache la tête du méchant à coups de bois!
  • Meilleur film: Fantasme, d’Izabel Grondin. Izabel est une pro avec du vécu et du métier, et ça paraît quand on voit ses films. Fantasme était un produit très achevé, bien dirigé, impeccablement malaisant. Pas une surprise, que cette récompense!

img_1042

Du côté du public, on a remis deux prix, un pour chaque soirée de projection:

  • Pour vendredi: le très déjanté Pogo et ses amis d’Éric Filiatreault. On ne peut pas se tromper avec un clown meurtrier en plasticine et ses amis pédophiles, hein?
  • Et pour samedi: Saturation, de Sébastien Brisson. L’épouvante bien servie par la noirceur, des angles de caméra surprenants, et un style à la Blair Witch Project.

Voilà, c’est ainsi que se termine notre couverture de Vitesse Lumière. Si vous êtes à Québec ce soir, allez faire un tour au Kabaret Kino qui mettra un terme aux festivités; c’est seulement 5$, au Musée de la Civilisation, et les portes ouvrent à 20h.

– François Dominic Laramée

Vitesse Lumière: Deuxième soirée de compétition
13 juin 2010

Autre belle soirée au Musée de la Civilisation, hier, pour le 2e et dernier programme de courts métrages de la compétition officielle de Vitesse Lumière 2010.

img_1035

Après le band déguisé en loups-garous de vendredi, il fallait s’attendre à un accompagnement musical “vampiresque”, histoire de rééquilibrer les forces dans le duel entre les deux races de monstres qui se partagent le plancher du Festival. C’est ce à quoi on a eu droit, en la personne de DJ Kronos, vice-président du Festival. Je pense bien que je vais lui demander de m’envoyer sa playlist; il y avait quelques découvertes pas piquées des vers là-dedans!

Le spectacle a commencé avec la suite des sketches d’hier, dans lesquels un loup-garou (Werewolf446) et un vampire (VampireISO9002) se disputaient le droit de dévorer une jolie victime consentante. Les épreuves de ce soir: un concours de déballage de cadeaux, gants de boxe à la main (?!) et un questionnaire sur les monstres et les films de monstres. Évidemment, à la fin des épreuves, les adversaires étaient à égalité et il a fallu un vote du public pour attribuer la victoire au candidat canin… Juste à temps pour qu’il se fasse descendre par Van Helsinga Ice, le rappeur des années 80 tueur de monstres. Voici une photo de l’un des sketches, que je vous offre pour que vous puissiez apprécier les costumes et les maquillages (et aussi la jolie victime):

img_1036

Le programme lui-même s’est ouvert sur le vidéo-clip de la chanson des Those Damn Kookies, Outer Space. Réalisé par Alexandre Fournier, il met en scène une invasion de soucoupes volantes en provenance de Mars (et des années 1950) qui est repoussée par une espèce de savant fou musicien:

Puis, le très rigolo Curiosité Maudite, de Raphaël Hubert, un film de boîte de Pandore qui nous a donné quelques-uns des meilleures one-liners de la soirée, comme: “Si on décrisse l’humanité, ma mère va me tuer!” et “Le gars est allé à l’école avec Confucius, penses-tu qu’il sait comment ça marche un cell?” Sans parler de la pauvre victime, la main prise dans la boîte, qui envoie son coloc acheter une scie, des serviettes en papier et des Tylenol!

Ont suivi Red Bulle, une fausse pub dans laquelle une boisson énergisante démontre des effets secondaires un peu extrêmes, puis un film à gros budget, Love Volts, qui explore la question suivante: est-il possible que l’amour se développe entre une jolie propriétaire d’animalerie et un gros épais qui élève des cochons et qui les zigouille avec une sorte de Taser géant? Peut-être, surtout que le plus méchant des deux n’est pas celui qu’on pense… Un film gentiment subversif réalisé par l’acteur Normand Daneau (Les Étoiles Filantes, La vie, la vie) et qui est allé à Sundance. La première partie de la soirée s’est ensuite conclue avec Chargé, de Samuel Matteau, dans lequel un loser tente sa chance avec la belle fille du bureau après avoir reçu une application pour téléphone cellulaire qui lui permet de sauvegarder sa vie en clignant des yeux et de la recharger en se tirant l’oreille. Il se dit qu’il n’y a pas de danger, mais…

En deuxième partie, le magnifique La légende d’Atsuko d’Igor Simonnet, un hommage aux jeux vidéo japonais et au manga pour lequel les deux actrices principales se sont entraînées pendant deux mois aux subtilités du wushu. Les séquences d’animation, le traitement de l’image et les maquillages sont de toute première classe. En voici une image; c’est tout ce que j’ai trouvé sur le Web.

atsukostare

Ensuite, le trashissime Les Quebecers vs les Zombies II, un festival de sacres, de bière et de massacres de Louis Allard dans lequel deux gros pas-de-classe en jeep tentent de survivre à l’apocalypse et de trouver la dernière poutine sur la Terre, en buvant de la Wildcat. (”C’est l’apocalypse, on peut boire la bière qu’on veut, pis on boit de l’?#$%! de Wildcat?”) Du gros, gros n’importe quoi qui fait du bien! Puis, L’effet Papillon d’Anne-Marie Cadotte, un exercice de style en animation 3D, surréaliste et très beau, et le film d’épouvante Saturation, dans lequel deux bozos qui n’ont pas vu assez de films d’horreur dans leur vie décident bêtement de s’introduire dans un cinéma où un petit gars est mort dans des circonstances étranges 15 ans plus tôt. Nonos!

Enfin, la compétition s’est terminée avec Nelly et Lio, d’Éric Raynard et Étienne Langlois, dans lequel deux filles malchanceuses sont aux prises avec un tueur évadé de prison, un animateur de radio qui résiste aux haches dans la tête, et un orignal et des Timbits aux pouvoirs télépathiques… Oui, c’est aussi bizarre que ça. En voici un extrait:

Les résultats de la compétition dans quelques instants…

– François Dominic Laramée